ALISTER
Pop Frenchy | FR | le vendredi | B | 16h30
Pilosité christique, sourire en coin et Telecaster en bandoulière, ce nouveau-venu dans l'univers du rock francophone ne manque pas d'atouts. Doté d'un sens de la formule assez imparable ("Antisocial, tu perds tes cheveux"), d’un bagoût de dandy noctambule et d'une passion palpable pour le rock urbain et décadent des années 70, Alister a tout pour convaincre le grand frère et émoustiller la petite soeur. Sur des guitares têtues ou des pianos tristounets, le jeune homme promène son phrasé désinvolte, évoquant tout à la fois Dutronc et le Lou Reed de "Transformer", Jacno et l'Iggy de "The Idiot", dépeignant avec humour et justesse les promesses non-tenues des soirées à paillettes. Ses chansons sentent le tabac froid, les petits matins blafards et les tronches de premier janvier mais laissent sourdre, derrière l'ironie de façade, une sensibilité désarmante, une fragilité précieuse.

